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CITY KAY roots rock reggae band  // OFFICIAL BLOG
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Jeudi 1 juillet 4 01 /07 /Juil 23:28

Comme on commence à  s'en rendre compte, Johannesbourg est le centre névralgique du pays et une majorité des vols internes transitent par l'aéroport international. Du coup on commence à connaître l'endroit, là où  on peut bouffer pas trop mal et boire des cafés noirs (obligés de préciser sinon ils mettent tout le temps du lait !), où on peut fumer des clopes peinards. Nous voilà donc là une nouvelle fois en attendant notre vol direction Maseru au Lesotho. Gilles ne peut pas venir faute de visa et de vol réservé, il nous rejoindra plus tard au Mozambique. 

Les spéculations vont bon train quant au type d'avion que nous allons prendre : Airbus ou coucou à hélices ? La navette joue avec les nerfs des flippés de l'avion, traversant tout le tarmac pour nous déposer au pied d'un jet à hélices thermique pouvant accueillir 28 passagers + l'hôtesse de l'air et la pilote !!!

Le vol se passe sans encombres, on vole à relativement basse altitude ce qui nous permet d'admirer les paysages qui se font de plus en plus montagneux et après 1 heure de ballade on atterrit à l'aéroport international de Maseru où ils n'attendent en tout et pour tout qu'un seul vol : le nôtre.

A peine plus grand que notre bon vieil aéroport de St Jacques de la Lande (pour les rennais qui connaissant), nous passons la douane non sans subir un examen « approfondi » de nos sacs par un labrador (!), visiblement la fine fleure des stups locaux pas bien réveillé semble-t-il. 

Une fois passé  ces formalités, nous sommes accueillis par Jean Yves, directeur de l'Alliance Française du Lesotho et par ailleurs consul de France et de son assistante Graziella qui nous emmènent à l'hôtel où nous allons passer 4 jours. Cela nous permet d'avoir un cours accéléré sur ce pays assez unique puisqu'il est enclavé au coeur de l'Afrique du Sud et est surnommé le « Royaume dans les Montagnes ».  Majoritairement composé de bergers, le Lesotho est néanmoins une place forte pour la diplomatie internationale qui est considérablement implantée ici, présence justifiée par la stabilité du royaume opposée à la longue période d'apartheid du pays voisin. Nous voyons quand même peu d'étrangers. 

On nous dépose à  l'hôtel – luxueux – pour un repos bien mérité, il faut quand même recharger un minimum les batteries car nous nous produisons le soir même. Les balances nous permettent de découvrir que nous allons jouer dans la salle officielle de l'hôtel, d'un style bien vintage mais pleinement équipée : c'est la deuxième fois du tour où nous avons un backline complet. Jean Yves nous confie qu'il espère qu'il y aura du monde, et compte sur nous pour apporter de la fraîcheur et marquer le coup. Pour la plupart, ils n'ont jamais vu de groupes de reggae en live. 

À 21h15 les hostilités commencent, la salle est immense, les gens sont assis à des tables mais ils ne leur faut pas beaucoup de temps pour se lever et squatter le dancefloor. Il est bon de voir Jean Yves danser comme à ses 20 ans avec des Rastas locaux non moins enthousiastes. Le show dure presque 2 heures et après quelques rappels, nous rencontrons le public qui nous fait part du plaisir qu'il a passé, tout le monde veut un album et on commence à en manquer.... 2 rastas nous calent une interview sur une des principales stations du pays PC FM au centre ville de Maseru. 

Nos 2 nouveaux amis viennent nous chercher le lendemain matin à 10h30 et nous partons avec Yo et Saymon à pied de l'hôtel à la radio. Cela nous permet de découvrir cette minuscule ville et nous voyons ainsi les premiers immeubles à plus de 2 étages du pays. Comme depuis le début de l'aventure, les estimations sur le nombre d'habitants varient du simple au quintuple, impossible de connaître réellement les statistiques. En tous cas, nous ne passons pas inaperçus....

Nous arrivons à  la station où nos hôtes officient de 11h00 à 13h00 tous les jours pour une émission reggae suivie dans tout le pays. L'interview se fait en anglais et nous abordons de nombreux sujets notamment la politique, l'animateur ayant été sensible aux paroles de « Chalice in the Palace » apparemment. En off, ils nous font comprendre qu'ils n'ont pas le droit de trop parler de politique à l'antenne, ou du moins de donner leur avis mais nous laissent développer le sujet sans contraintes. Des auditeurs appellent et parlent en sesotho (la langue officielle du pays avec l'anglais) avec un débit digne des meilleurs commentateurs de foot sud américains, on diffuse quelques morceaux de notre dernier album. Nous commençons à être rodés à ce type d'exercice et après un bref passage sur le toit de l'immeuble qui nous permet de voir les enfants du roi jouer dans leur propriété au loin, d'apercevoir le parlement, la prison et d'évaluer réellement la taille de la ville, nous regagnons l'hôtel. 

Le soir nous sommes invités pour un Braai chez Jean Yves qui tient à ce que nous boeufions ensemble (Jean Yves est musicien, il a travaillé à la Réunion près de 30 ans) avec quelques invités. L'ambiance est conviviale, certains commencent à fatiguer. En rentrant à l'hôtel nous voilà embarqués en soirée avec des locaux et des américains (?) qui nous font découvrir une boîte de nuit à proximité où nous « chillons » tranquillement ; bien évidemment nous sommes encore les seuls blancs mais cela fait longtemps que nous n'y prêtons plus attention.

Grand souvenir : une block party à l'africaine dans le ghetto de Maseru en plein air, avec un bar où le choix des boissons est aussi varié que les marques de clopes (qu'on achète à l'unité), c'est à dire limité. Tupac, Ludacris, Naughty By Nature s'enchainent avec du Kwaito (style mélangeant house, hip hop, r'n'b et rythmiques africaines très populaire dans tout le sous-continent) sur la sono branchée sur réverbère ; les gens dansent dans une ambiance électrique, les milieux sociaux se côtoient et partagent leur goût de la fête, les pickpockets aussi.... 

Le dernier jour nous permet de profiter du temps libre pour nous reposer et Jean Yves vient nous chercher en fin d'après midi pour nous conduire à la frontière, direction Maputo au Mozambique car nous avons appris qu'aucun vol n'avait été réservé – premier accroc d'organisation du séjour – ce qui, vous le verrez, nous donnera l'occasion d'un voyage épique de 28 heures par la route... la suite au prochain épisode. 

A suivre également des nouvelles vidéos dès le début de la semaine : Joburg Part. 1

Par CITY KAY
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Mardi 4 mai 2 04 /05 /Mai 12:57

Encore de lʼavion. Comme à chaque fois Aurel est paniqué et pense quʼil va mourir, comme à chaque fois la pause café/clope nous fait avoir le vol de justesse. Dans cette tournée, les aéroports nous ramènent à la réalité (en y réfléchissant bien, jʼaurai plutôt tendance à dire à la fiction) à une vitesse hallucinante. On part dʼun endroit merveilleux où lʼon a vécu de quoi raconter des histoires pendant des jours et des jours, on se dit quʼon gardera à tout jamais les sensations, les images...Mais finalement, je ne sais par quelle magie noire, la combinaison aéroport/avion nous fait tourner la page en seulement quelques heures... Encore heureux, sinon on saturerait dʼimages, de sensations...


Nous arrivons donc à Durban dans lʼaprès-midi à peu près dispos pour une nouvelle ville, de nouvelles rencontres. Christian, le directeur de lʼAlliance Française de Durban vient nous chercher à lʼaéroport avec 2 taxis et leurs chauffeurs indiens (la ville de Durban détient la 2ème plus grosse concentration dʼIndiens au monde, après lʼInde évidemment.) Ils nous apprennent un peu comment vit cette ville tout en nous emmenant vers le backpacker dans lequel nous passerons 5 nuits...A 8 dans une chambre de 10m carrés, de la house qui passe en boucle sur la terrasse, le foot diffusé en continu, une petite piscine et un billard... Pas très roots. Mais on sʼadapte. Après nous avoir payé quelques verres au bar du backpacker, Christian nous laisse quelques heures pour découvrir les environs, nous laver et nous reposer, puis nous amène à la Florida Avenue, juste à côte, manger un burger géant dans un repère dʼAfrikaaners, et boire un coup dans un bar assez proche. On se marre bien, Christian a lʼair content de passer du temps avec nous, la vie au quotidien en Afrique du Sud nʼest pas toujours drôle semble-t-il.


Les jours suivants se résument à aller à la plage (20 min à pied) énorme, très peu fréquentée et fournie en vagues (Durban est un des meilleurs spots de surfs du monde.) La mer est chaude (Océan Indien mon pote) le soleil tape, 1ers vrais coups de soleil. Le stade fraîchement construit pour la coupe du monde est juste à côté, cʼest lʼoccasion dʼadmirer son architecture moderne et ses environs en friche (comme dans la plupart des villes, les travaux pour la coupe du monde ont pris du retard...Seront-ils prêts à temps ? On en doute.) Le soir, on sort en ville avec Christian manger, boire, puis danser pour certains.


Le jeudi, on va à la salle (The Bat Center) Située près du port (le plus grand dʼAfrique.) Cʼest un café concert convivial à côté duquel on peut trouver un atelier dʼart (énorme) une salle de Yoga (dans laquelle Gilles et Yoann assistent à une rencontre de poésie) un atelier de confection de T-shirts (les T-Shirts verts, jaunes et blancs “Natty Dread” que vous pourrez voir sur les photos jusquʼà la fin proviennent de là.) On rencontre donc les organisateurs ainsi que les 2 leaders de lʼun des groupes en 1ère partie: The Tuff Masters, groupe reggae familial (Papa à la guitare/chant, Maman au backing vocals, Daughter, 19 ans on keyboards & backing vocals, le fiston, 8ans !! à la batterie et un ami à la basse). On a hâte de voir ça. On décide de faire un concert dans le bar le soir même histoire de voir comment ça sonne et de se faire payer un repas...Malheureusement, pas de commʼ, on fait un bide... Le lendemain, dur réveil pour ceux qui se sont ambiancés, mais ça ne pose pas de problème pour balancer, puis apprécier les concerts des 1ères parties : The Tuff Masters (le gamin de 8 ans à la batterie est juste hallucinant, les choeurs assurent aussi. Ce groupe est réellement touchant) ainsi que le groupe de reggae star de Durban: The Meditators, ça joue très bien, ils ont de beaux morceaux et vivent leur musique avec une joie contagieuse. Puis cʼest au tour de City Kay, un bon set, la salle nʼest pas bondée, mais les gens présents mettent le feu, notre musique et notre show les touchent, on reste un peu avec les autres groupes, et on rentre se coucher (en oubliant Papé qui rentre 1/2h plus tard, furieux...), départ très matinal le lendemain.


On gardera un bon souvenir de Durban, merci Christian, merci les Tuff Masters, les Meditators, le soleil et la mer. Direction Lesotho: Kingdom in the Mountains.


Photos >>> DURBAN
Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mercredi 21 avril 3 21 /04 /Avr 12:33

Le voyage se passe bien, on arrive en Namibie dans l'après-midi, c'est Gaëlle, responsable culturelle du centre Franco Namibien qui nous accueille, on monte tous les 7 (Gilles est resté à Jo'burg pour partir ensuite à Durban et Kevin est à Port Elizabeth) dans un minibus qui sera notre meilleur ami de ferraille pendant ces 5 jours à  Windhoek. La route qui va de l'aéroport à la ville passe au milieu du bush, donc ce trajet d'une demi heure est le moment pour contempler la campagne Namibienne, sa flore, ses babouins au bord de la route...

  

On arrive au backpacker, agréable, les autres locataires sont cools. On dort tous les 7 dans la même piaule, mais dès la 1ère nuit, Papé s'expatrie dans le salon (après une tentative au bord de la piscine...Malheureusement déjà occupée par un couple en pleine action). Les premiers jours en Namibie sont l'occasion pour nous tous de nous reposer un peu, de profiter du soleil, de la piscine...

 

Un des éléments clés du séjour fût la rencontre avec le groupe Fomula Band qui a partagé la scène avec nous, ainsi nous avons passé de longues heures chez Toulanga et Aurélie à répéter, jammer, discuter, goûter les spécialités locales. Le Fomula Band ne possédant pas de claviériste, ils ont fait appel à Mael qui a finalement joué tout le concert avec le groupe. La jam ne se limite pas au reggae, Peter  Pat et Major Yo sont initiés à des morceaux de musique congolaise bien ternaire comme on aime. On rencontre Jean-Luc, le directeur de l'AF, fan de Zappa qui nous invite au resto et nous sort quelques bouteilles de sa cave personnelle... Bien reçus quoi.

Gaelle, notre animatrice/roadie/manageuse/maman sur place nous emmène partout : faire des courses, visiter le centre, rencontrer des gens, aller au marché, manger, boire... Et même approcher de tout près la faune Namibienne dans un parc naturel, on est comme des gamins devant les rhinocéros, les girafes, les crocodiles et autres phacochères

 

Le jour du concert arrive, le soundcheck se passe très bien, la soirée est donc ouverte par le Formula Band feat Mael, les gens se chauffent, City Kay arrive sur scène, en forme. Les Namibiens sont très réceptifs et en redemandent encore et encore. Le concert se termine par "African Revolution" qui devient de plus en plus mystique suivi par quelques feats avec l'excellent cru de chanteurs locaux: N'Gatu, Ras Sheehama...

 

Avant de partir, encore le temps de faire une petite session studio pour enregistrer quelques chanteurs sur les riddims enregistrés à Cape Town, puis petite visite chez un musicien Rasta dans son Township, il voulait simplement rencontrer quelques musiciens du groupe n'ayant pas pu nous capter après le concert. On bavarde longtemps, il est drôle et philosophe, "each one si my number one" as he would say.


Départ trop tôt pour Durban, on est morts mais heureux. Direction Joburg puis Durban. Let's rock a new place.

 

Album photos >>> NAMIBIA

Par CITY KAY
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Mercredi 21 avril 3 21 /04 /Avr 12:23

En provenance de JOBURG:

Après 50 minutes d’Autoroute, nous voici arrivés à Pretoria (Capitale administrative de l’AFSUD), où le Taxi nous dépose à la GUEST HOUSE (On hallucine, on dort dans un hôtel 5 ētoiles où, après s’être restaurés, on nous conduit par groupes de 2 à nos chambres respectives). Notre séjour à Pretoria est court, nous ne pourrons pas profiter comme il se doit de la belle piscine…


Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil très réparatrice, on se répartit dans 2 bagnoles direction le STATE THEATRE où l’on se produit le soir. Visite rapide de la banlieue de Pretoria à travers les vitres de la voiture ( Ambassades etc. c’est un nouveau paysage…). Nous roulons une bonne vingtaine de minutes avant d’arriver en centre-ville et d’apercevoir le théâtre, bâtiment gigantesque où une foule de plusieurs centaines de personnes est amassé devant le lieu, malheureusement, ce n'est pas pour le concert de CITY KAY.


Suite à une petite attente à l'accueil du théâtre (les entrées étant fortement contrôlées), on nous conduit dans la salle où le matos nous attend déjà installé. Pour l'instant tout se passe bien...Petit réglage de Batterie étant de rigueur, Saymon se met à casser les oreilles de tout le monde afin de trouver le son adéquat pour jouer du Reggae. On est content, le backline est bien. Papé s'attelle au peaufinage de l'installation des micros et des réglages, et c'est partis pour le soundcheck. Vérification des retours et là... c'est le début d'une nouvelle galère (problème de câblage, d'équaliseurs et nous voilà en route pour 3 longues heures d'attente où l'on peut voir Papé courir partout et râler devant le "J'm'en Foutisme" des techniciens). Ensuite, on finit par attaquer le soundcheck en faisant un peu la gueule et avec un léger mal de crâne. On finit par être satisfait du son façade et retour, et l'on décide d'aller manger en centre ville afin de le visiter un peu avant de rentrer à l'hôtel se préparer pour le concert où l'on a rendez-vous pour 20h. Brève visite du centre-ville sous la pluie battante et grosse poilade en voyant la Mool nous faire un "Surf-Tongue" incontrôlé ... Sur le chemin de l'hôtel, petit détour à Downtown pour faire quelques courses rapides. Après les douches, les siestes et le Chillage à l'hôtel, direction le théâtre pour le concert.


Arrivé sur place, juste le temps de fumer une clope et de boire une mousse et c'est parti pour le Show (hommage à une grande chanteuse Française...) Devant un parterre d'une centaine de personnes dans un amphithéâtre, City Kay ouvre le concert au rythme des danses de Major Yo et de Major Ree. Au premier rang, une bande d'étudiants Africains se lèvent et dansent comme des fous, à tel point que les gens de l'ambassade se laissent séduire par la danse et se lèvent à leur tour. Le public apprécie vraiment le concert, la température monte, on joue avec le sourire et la grosse Vibes, jusqu'à ce que la façade nous lâche dû à la surchauffe des amplis... Que faire ? Le public ne semble pas être dérangé par ce contre temps et en redemande sans cesse, il faut agir et continuer le show. Seule solution possible : tourner les retours vers le public et se priver de nos repères afin de donner encore et encore aux gens. Après un set de 1h15 dont une demi heure avec les retours en guise de façade, on finit le concert trempé de sueur et avec le sourire. Ce qui s'annonçait être un concert un peu moyen finit par s'avérer une réussite. On boit un dernier coup avec un cool comme mec appelé Riad, rencontré sur place (l'ancien percussionniste de GNAWA DIFFUSION pour ceux qui connaissent) et avec des gens du public qui nous posent pleins de questions sur le groupe, la tournée etc.

 

On remballe le matos et direction l'hôtel pour manger, où Jay Ree, Aurel et Saymon sont content de pouvoir regarder les quarts de finale de la Champions League... Après cette longue journée, repos mérité d'autant plus qu'il faut se lever à 6h du mat', prendre le taxi pour l'aéroport de Johburg et prendre l'avion direction Windhoek en Namibie...

 

Album photos >>> PRETORIA

Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mercredi 21 avril 3 21 /04 /Avr 10:51

Arrivée à Joburg à 21h , un taximan nous attend à l'aéroport pour nous emmener au Bassline. Là-bas on retrouve Gillou et Kevin qui étaient restés en AfSud, on rencontre l'équipe du Bassline, dont la productrice de la soirée qui nous annonce qu'à 5 minutes de la salle où l'on joue un énorme festival est organisé par la ville de Joburg 15 scènes 50 groupes, et qu'elle vient de l'apprendre, un peu difficile à avaler. Y'aura-t-il du monde ?

 

On enchaine direct avec les balances où nous rencontrons les chanteurs Mic Inity, un Zimbabwéen et Bongo Riot originaire de JoBourg qu'on doit accompagner le soir même !!! City Kay aime les défis. On répète 6 riddims à toute vitesse que l'on jouera une fois par chanteur !! On mange en speed, les poissons grillés d'Angola provoquent les premières touristas et c'est parti. On monte sur la scène du BassLine à 21H devant 24 spectateurs. On joue 2 morceaux de City Kay et MicInity prend le relais puis Bongo Riot. On se fait a l'exercice de faire le backing band pour un chanteur qui fait le show devant et qui nous mène à la baguette à coup de pull up toutes les 30 secondes ! Un petit break et on fait le set City Kay devant les 68 personnes présentes qui apprécient bien le concert. On vend quelques disques et on peste une dernière fois contre cette organisatrice de la soirée qui s'est éclipsée bien avant la fin ... Arrivée dans un backpacker de Greenside dans le nord de Joburg, fatigués et un peu pressés d'oublier ce premier "bide" de la tournée.

 

Le lendemain rendez vous a l'Alliance Française de Johannesbourg à 9h du matin pour les balances. Jay Reste reste dormir pour reposer ses cordes vocales. L'avancement de l'installation technique nous fait dire que l'attente va être longue : on balancera à 12h30 ! Les festivités commencent dans l'après midi, une dizaine de groupes se succèderont dont Under Kontrol ,un quartet de Beat Box français (champions du monde 2009), un groupe de Gumboots (percussions corporelles traditionnelles à base de bottes en caoutchouc). On jouera vers 18h devant un public assez mélangé, des familles, des rastas, des français, des Sudafs… Concert assez cool, qui nous fait oublier le Bassline de la veille. On sympathise avec un des danseurs du groupe de Gumboots qui nous propose de nous faire visiter son quartier le lendemain, il habite à Kliptown, un quartier de Soweto.

 

On arrive chez lui dans l’après-midi, il nous fait visiter sa maison, on rencontre sa mère puis on part se promener dans les “rues” du Township. Accompagné par un local, les contacts se font plus facilement et les habitants se montrent très accueillants. On découvre une ville dans la ville, les conditions de vies sont trash, un point d’eau pour à peu près 500 habitants, les accumulations de déchets dans les rues qui deviennent partie intégrantes du sol, et on essaye de s’imaginer comment cela peut être insupportable quand il pleut … les gens sont souriants, tous le monde se connait et s’entraide, ce qui contraste beaucoup avec l’insalubrité environnante.

 

Le passage à Joburg se termine sur cette visite et on prend un bus le soir pour Pretoria.

 

Album photos >>> JOBURG

Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Jeudi 8 avril 4 08 /04 /Avr 10:59

Tout prend du temps à l'aéroport, contrôles, bagages... Les gens ne parlent pas Anglais ou peu, ni français, ni espagnol... On finit par sortir de la bétaillère, on arrive dans le hall et une bande de rasta angolais sont là pour nous accueillir avec caméras à l'appui, on discute, certains parlent anglais et/ou français. Il fait chaud. On monte dans un minibus avec certains d'entre eux, on traverse une partie de Luanda : routes défoncées, chaleur lourde, beaucoup de circulation, beaucoup de monde dans la rue, des femmes qui portent des bassines sur la tête, des ghettos en tôle... On est vraiment en Afrique cette fois-ci. Le minibus nous dépose à l'hôtel, on rencontre Marie de l'Alliance Française, on sympathise, elle est très au point sur la logistique et le programme. C'est rassurant. Immédiatement, la télévision nous interviewe dans le hall de l'hôtel, on discute, on va se doucher et on trace (à pied cette fois) à travers la ville, toute la bande + Marie (Papé est allé à la salle pour le concert du lendemain, gérer la technique). On marche, à travers la circulation, on sue, on observe... On arrive à la radio : 1er interview, Marie traduit du portugais au français. A peine sortis, on trace à la radio nationale, rebelote interview. On marche ensuite jusqu'à la salle de concert : Un vieux théâtre colonial du XIXè assez décrepit, tous les rasta sont là avec Papé et d'autres gens de l'organisation.


On reste un quart d'heure et on doit bouger à la télévision nationale, participer au show prime time le plus populaire d'Angola. Les studios sont moins impressionnants que Canal +, mais quand même. On attend, Jay se fait maquiller, le présentateur arrive, un bout en train charismatique, genre de mélange de Nagui et Dave Chapelle. Jay Ree est sur le canapé des invités avec ras Sasa (organisateur de la soirée du lendemain et rasta très influent et actif) et le chanteur du groupe Banda Contrastes avec qui City Kay jouera vendredi. Ils parlent, Jay est interviewé en Anglais, Yoann, Mael et Aurel le rejoignent sur le plateau pour une version acoustique de "One fine Day", Re-interview. Et c'est fini, on sort. Direction un restaurant proche de l'hôtel, on boit quelques bières, on discute avec tous les gens, on nous sert à manger. C'est bon. Il faut savoir qu'ici en Angola, paradoxalement, les prix sont aussi cher voire davantage qu'en France (à part clopes, bière et essence) On ne comprend pas comment les gens s'en sortent... Mais ils ont l'air de s'en sortir. Luanda est une ville en construction, même en mutation, de grands entrepreneurs Chinois construisent des buildings, il y a des grues partout. Dans 5 ans, la ville n'aura sans doute rien à voir avec aujourd'hui. On traîne au restaurant, on est rincés, on rentre à l'hôtel, on s'asperge de produit anti-mousiques et on tombe comme des mouches.

 

Jeudi, réveil vers 11h, on chill un peu, on trace à Cha de Caxin, la salle où l'on joue le soir, on mange avec tout le monde. apparemment le public Angolais est dur à bouger... On verra bien, on fait toujours connaissance avec de nouvelles personnes, on parle de la vie, de la musique, de nous, d'eux... Tout le monde a envie de nous rencontrer, de parler avec les White men qui jouent du reggae en Afrique. On est très attendus ici, il n'y a eu que 2 artistes reggae internationaux à venir jouer en Angola : Alpha Blondy et Ticken Jah Fakoly. Nous sommes les 3 èmes... Les rasta comptent sur nous pour lancer une vague reggae en Angola, avec la guerre, cette musique n'a pas pu se développer comme dans les autres pays d'Afrique, ici le reggae est souvent censuré car politique, les rasta sont mal vus par la plupart des gens... Nous avons en quelque sorte la responsabilité d'unir les gens autour du reggae et d'un message positif.


On balance, ça prend du temps, il n'y a pas de claviers, un seul ampli guitare, pas d'ampli basse, pourtant il y a une bonne console, des retours, des micros, des D.I... On passe donc la basse et une guitare en direct, on balance, les claviers arrivent. Le groupe en 1ère partie : The Kings, balancent. On rencontre encore du monde dehors, des rasta et un homme au style différent (pantalon slim, cheveux rasés, barbe fine et skate vintage). Il s'appelle Manù et veut absolument nous amener au Théâtre Elinga où nous sommes invités le lendemain soir. On va donc faire un tour en marchant à travers la ville étouffante de chaleur. Le théâtre Elinga est un beau lieu associatif avec une salle d'expo, une scène avec gradins (où des danseurs et danseuses répètent), un bar... On traîne un peu là, on discute, on boit un coup et on rentre à l'hôtel se laver et se préparer pour le concert du soir.


On débarque à la salle Chà de Caxin vers 20h. Le lieu est bondé, les journalistes et les rastas nous abordent tous...interviews, discussions...Passionnant. Les questions sont pertinentes, les gens ont envie de découvrir qui nous sommes, ce eu nous faisons là, ce que nous allons apporter... Les Kings jouent un set énergique et varié (rock, reggae, groove...). Puis c'est au tour de City Kay, une partie des gens sont assis, les autres debout, le théâtre est bondé, il y a bien 500 personnes. Le présentateur annonce City Kay et ça hurle dans la salle, dès les 1ères notes le public est conquis, Jay arrive sur scène et c'est parti pour 2h de set électrique. Tout le monde se lève, les ambassadeurs dansent avec les rasta et les expatriés, a real rockin' reggae party. Yoann saute partout, On s'essuie le visage trempé de sueur toutes les 2 minutes. A la fin du set, rebelote, on parle avec tant de gens, les organisateurs finissent pas réussir à nous traîner dans les 4/4 pour tracer à un resto en bord de mer dans une autre partie de la ville. On discute, on mange local...ça commence à tirer, on rentre à l'hôtel vers 2h.

 

Vendredi, Papé se fait réveiller pour partir au théâtre Elinga derrière un scooter, avec son space écho (en gros, un gros et lourd boitier plein d'électronique qui traite le son de City Kay en live). On attend un peu, on va aux balances à pied avec des mecs de l'organisation qui sont venus nous escorter et porter le matos. On chill donc à Elinga, on balance, le groupe de 1ère partie : Banda Contrastes balance aussi et on est ensuite amenés dans une partie de la ville que l'on ne connaissait pas... Des creux de 60 cm dans la route en terre, des petites cabanes en tôle, des gamins partout, des décheteries à foison... pour nous : le ghetto, pour eux: une partie du centre ville. On se pose autour d'une table, on attend, on nous sert des cacahuètes en grande quantité, on attend, on boit, et on finit par nous servir du poisson grillé avec les accompagnements locaux, c'est bon. On s'inquiète sur l'hygiène, on n'a pas mangé de la journée, on dévore tout et on verra après.


On nous ramène à l'Hôtêl pour se doucher et se poser un peu, puis on trace au théâtre, on attend, on boit un coup... Banda Contrastes joue, tous les musiciens sont grimés en militaires (lourd de sens dans ce pays sorti récemment de guerre civile). Leur reggae est sincère et sans concessions. City Kay enchaîne, tout le monde se lève et c'est rebelote : grosse fête. Les gens dansent tous malgré le son rudimentaire. Après le concert, la soirée se transforme en teuf house avec le volume à fond, on reste là, les gens sont cool, on rentre très tard et le lendemain, réveil assez matinal, on finit nos sacs... Des rasta sont à la réception pour nous dire adieu, nous remercier ou nous escorter à l'aéroport. On part, session aéroport et on arrive à 18h à Johannesburg, plus grande ville d'Afrique du Sud pour un concert au Bassline, lieu mythique ... à 21h.


Voici quelques photos (nulles a chier) prises par les musiciens du groupe, Gillou etant resté se dorer la pilule a Cape Town ... Sorry >>> ANGOLA

Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Vendredi 2 avril 5 02 /04 /Avr 19:27

Mardi, on doit régler quelques trucs (rendre les bagnoles, récupérer des sous, gérer des trucs logistiques) et on a un concert programmé le soir à 20H dans le quartier d'Observatoire. Kevin est parti pour Port Elizabeth (à 10h de route) tôt le matin, on se retrouve à nous manager nous mêmes. Pierre et Jay vont gérer quelques trucs, pendant ce temps, Ricky, un igné son-musicien rencontré quelques jours plus tôt débarque à l'hôtel, il a très envie de nous amener dans son studio dans un township près de l'aéroport...


On traîne à l'appart en attendant les autres, et puis on décide de bouger sans eux au bout d'un moment car nous avons peu de temps et la voiture est complète, Ricky part donc avec Papé, Saymon, Gilles et Yoann. On s'arrête acheter des fruits de mer, il propose de tout payer mais on partage, il nous traite comme les autres artistes avec qui il a travaillé récemment (Dennis Bovell Band, Yellowman...). On arrive donc dans un township middle class (impossible d'avoir un studio dans le vrai ghetto). Le studio se situe au fond d'une cour, on fait connaissance avec le bassiste de Ricky, un rasta du nom de Wakhile, on mange, on écoute les dernières productions de Ricky...on prend une claque, aussitôt, Yoann enregistre quelques guitares sur un magnifique morceau composé par Wakhile en mémoire d'un ami assassiné dans le township. Puis, Yoann, Ricky et Wakhile composent une grille pour enregistrer ensemble : On fait un riddim avec Saymon à la batterie, Ricky aux claviers, Wakhile à la basse et Yoann à la guitare, Gilles prend des photos et Papé assiste à la technique et danse dans le studio...Chaude ambiance.

Yoann enregistre ensuite quelques voix, et un chanteur du nom de Crossby, jeune rasta habitué du studio, débarque et pose un texte avec une aisance et une technique semblable à des artistes comme Capleton ou Sizzla... On apprend que le concert du soir est annulé faute de matériel, on profite de la vibe et on enregistre un 2ème riddim', Crossby pose encore dessus, l'ambiance est folle, la connexion musicale est forte...On parle le même langage.


On rejoint Jay, Peter Pat qui sont dans un bar à Obs, ils sont avec China, Hazel, Anne Marie...On boit quelques bières, Ricky nous ramène à l'appartement. On prépare nos affaires, certains dorment un peu, d'autres vont boire un verre, branle bas de combat à 4h30, on finit les préparatifs et on descend prendre les taxis qui nous amènent à l'aéroporté Gilles reste à Cape Town (il n'a pas de visas pour l'Angola et a monté assez de connexions pour aller où il veut). On Prend l'avion à 7h, on arrive à Joburg, changement pour Luanda on prend l'avion...Aurel est paniqué... On mange, certains dorment un peu, l'avion attrait péniblement, nous sommes arrivés à Luanda.

 

Les Photos : AT RICKY'S

 

 

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Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mardi 30 mars 2 30 /03 /Mars 00:13

Réveil très dur lundi matin, pas trop de temps pour se préparer, on est déjà à la bourre pour le studio, on traverse la ville pour retourner au Melting Pot à Muizenberg, il fait bon et il y a un vent agréable. Le temps pour manger des samossas. Donc on s'installe, on Chill, on se marre entre nous et avec les gens qui sont là, quelques chanteurs arrivent.

 

On enregistre 2 riddims (Move thé Barrier & Cape Vibe) les chanteurs posent chacun leur tour, sont présents: Ginger Cobra, Teba, le chanteur des Rudimentals, Shomon (chanteuse rencontrée la veille), Chinna, Ras Vino.

On passe toute la journée là bas, on enregistre un autre riddim pour Ras Vino qui compose un beau morceau (Easy), tout le monde est content d'être là, les chanteurs et musiciens se donnent...On a hâte de vous faire écouter ça... De belles rencontres.

On traîne jusqu'à 23h30, on retourne à l'appart pour un repos mérité (cela dit plutôt que de dormir, je suis en train de vous conter les aventures d'un obscur groupe de reggae français expatrié en Afrique du Sud).



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Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Lundi 29 mars 1 29 /03 /Mars 23:58

 

Dimanche matin, le réveil est harmonieux. Assez tôt, Jay, Yo, Kevin, Gilles et Pierre partent régler quelques trucs et rencontrer des personnes de la radio qui va nous interviewer, entre temps on cale une dernière date à Cape Town pour le mardi soir au Mojo (salle juste au dessus de Trenchtown.) A la radio tout se passe très bien, on est sur la même longueur d'ondes avec toute l'équipe, ils apprécient.
 

 

On rentre à l'appart où sont restés les autres pour faire du montage et autres chiliin' ... Le temps de se laver pendant que Kevin, Papé et Saymon sont partis faire un tour au Cape Town Festival voir comment ça se passe. Les autres rejoignent. On peut y aller à pied de l'appart'.
 

 

On arrive donc là bas. Il y a plein de monde, plein de groupes, on va jouer à 19h30 pendant 25 min. Il va falloir assurer. Le groupe avant nous met le feu au public. C'est au tour de City Kay de venir se produire devant les 2 000 ou 3 000 personnes présentes au Cape Town Festival. Evidemment, pas le temps de faire de balances, on est en roue libre, mais on en veut et au bout du court set (au cours duquel nous ont rejoint Chinna et Teba) le public est conquis et beaucoup de gens viennent nous complimenter ensuite. On reste longtemps là bas, on regarde les concerts des Rudimentals et de HHB (concert mémorable) on chill ensuite au bar à vins, Aurel et Mael nous ont déjà quitté depuis un moment lorsque l'on décide de se bouger avec Maf', Anne Marie, Chinna, les Rudimentals et quelques autres gens au Zula : Bar mythique de Cape Town, on fait la fête, la musique est bonne, les gens sont cool.

 

Les Photos : CAPE TOWN - TWO


Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mardi 23 mars 2 23 /03 /Mars 15:16

Anne-Marie de l'Alliance Française vient nous chercher, on sympathise immédiatement. Elle nous annonce qu'elle vient de nous négocier un concert au festival de Cape Town le dimanche soir devant 2 000 personnes au moins. Après un passage sympathique à l'Alliance Française, on découvre l'appartement où nous sommes logés dans le centre jusque mercredi, énorme.

Après une douche on trace à l'Alliance Française pour les balances, on mange de l'autruche et c'est parti pour 2 sets de folie, au 1er abord, les gens sont attentifs, assis autour des tables et ils mangent. Très rapidement l'ambiance monte, tout le monde danse, sweet reggae party!!! On clôture le concert en invitant tous les chanteurs qui le veulent, et il y en a quelques uns, talentueux qui plus est. Je vous laisse vous régaler sur la vidéo avec Teba, Chinna, Ernestine et les autres. On vend plus de 15 albums.


Après ça, Gilles, Aurel et Maël rentrent à l'appart trier des photos et faire du montage alors que les autres partent faire la fête ailleurs avec Anne Marie et quelques chanteurs ainsi que d'autres gens qui étaient au concert...Au Shack, sympathique débit de boisson rustique sur plusieurs étages avec du bois et des rhums empoisonnés.


Réveil en douceur, on "chill" (s'occuper, glander, s'amuser...)à l'appart', on gère quelques trucs (location de voiture, paiement du repas de la veille qui en fait n'était pas offert...) et on trace à travers la ville jusqu'à Scarborough à côté de Cape Point, en passant par Chapman's Peak, route qui offre un panorama formidable sur les environs de la ville.
On arrive donc chez Martin, le boss de Kevin que l'on avait rencontré le 1er jour, on va directement à la plage, menés par 2 gamins blondinets de 9 ans qui courent pieds nus dans les hautes herbes en nous mettant en garde contre les cobras apparemment très nombreux sur ce chemin.

Après ce bol d'air, on va manger un Braai (barbecue) excellent chez Martin et sa femme. D'autres hôtes partagent le repas et se révèlent être Jake Kolnick, célèbre "Big Wave Surfer" et Pierre de Villers, 1er à avoir surfé "Dungeons" une des vagues les plus dangereuses et célèbres d'Afrique du Sud.


Ensuite, on rejoint Maf' et ses amis rastas à Trenchtown, un bar reggae agréable. On rencontre du monde, il est déjà tard, on ne fait pas de vieux os et on va se coucher à l'appart'.

 

 


Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mardi 23 mars 2 23 /03 /Mars 11:10

A peine arrivé nous voilà embarqués avec Kevin, et son pote Martin direction le Melting Pot, un café concert au sud de Cape Town sur le bord de la plage. On traverse donc la ville et ses environs en voiture, le temps d'avoir un premier aperçu des différents niveaux de vie offerts par ce pays, en 1 kilomètre on passe du township très pauvre aux villas somptueuses.

Le Melting Pot est un lieu typique et chaleureux situé dans une zone où beaucoup de hippies et d'expatriés vivent. On fait connaissance avec les gens, on boit quelques verres et on balance...Le matériel est rudimentaire, et nous fait quelques sautes d'humeur, Yoann prend des décharges avec le micro...Mais on finit par y arriver.  Ginger Cobra, un Deejay local ouvre la soirée avec de bonnes sélections et des toasts qui nous ont assis debout. City Kay Joue 2 sets assez longs, fait danser la foule et le concert se termine avec une jam avec le toasteur Ginger Cobra et Maf'. On reste un moment, on se sent bien même si on est crevés, il y a tellement de personnes adorables qui veulent discuter un peu avec les nouveaux. Certain nous dise : "Des blancs qui jouent du reggae comme ça, on en avaient pas vu depuis UB40..." Ca fait plaisir ...

Vers 2h00, certains rentrent à un backpacker alors que Yoann, Kevin et Jay Ree squattent chez Maf' qui habite à côté. On se marre bien, on est contents d'être là. Réveil progressif, on traîne à Muizenberg, on se fait un gros petit dèj' à l'anglaise partagé avec quelques gens du quartier qui étaient au concert, on jamme avec quelques musiciens au Melting Pot. Et puis direction la station de train pour aller dans le centre de Cape Town, bon moyen de s'intégrer au monde réel en 1h de trajet.



Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Samedi 20 mars 6 20 /03 /Mars 19:29

Bon et bien voilà, c'est parti, après presque 1 an de palabres, nuits blanches, réunions sur réunions, sur coups de fils, sur dossiers et sur réunions encore, nous voici enfin entrés dans le vif du sujet.
Les derniers préparatifs sont terminés, le minivan attend en bas, ça klaxonne sévère, plus le temps de chercher ce dernier truc auquel vous avez pensé au dernier moment. Direction Paris puis direction Dubai puis direction Cape Town, SA !!!

Après 20 heures de voyage, excitant au début, marrant au milieu et très chiant pour finir (voilà à quoi ça sert les chaussettes de contention...), on atterrit à l'aéroport international du Cap. Fatigués mais heureux d'être arrivés, il fait 25°C, le vent est doux, la mer est bleue.

A peine arrivé nous voilà embarqués avec Kevin, et son pote Martin direction le Melting Pot, un café concert au sud de Cape Town... La suite dans le prochain épisode, restez connectés.


 

Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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Mardi 9 mars 2 09 /03 /Mars 22:17
Greetings!
 
Le mercredi 17 mars à 21h, le Groupe CITY KAY s'envolera de Paris vers Cape Town pour une tournée à travers 6 pays d'Afrique Australe (Afrique du Sud, Angola, Namibie, Mozambique, Lesotho et Swaziland).
 
A moins d'une semaine du départ, l'heure est aux préparatifs: vaccins, visas, photocopies, matériel de survie...Et aux grands questionnements: comment téléphoner sur place ? Comment assurer le matériel? Comment faire avec les flippés de l'avion? (Comme Barakuda dans l'agence tous risques ?) Comment se défendre contre les animaux sauvages ? et j'en passe ...

Bref,
CITY KAY est en passe de devenir le groupe de reggae en autogestion le plus organisé depuis la création de ce style. Ce qui fait la différence? Vous l'avez sous les yeux : Un BLOG !! 

Grâce à ce dernier, vous pourrez suivre les aventures du combo rennais au jour le jour (enfin au moins à la semaine la semaine ...). Nous détaillerons les concerts bien entendu, mais aussi les rencontres sur place, les anecdotes croustillantes, les trajets, les chasses au lion ... Tout cela illustré par l'illustre photographe officiel de
CITY KAY : Gilles Pensart. Donc si nos talents de romanciers ne retiennent pas votre attention, vous pourrez vous régaler grâce aux images fixes et en mouvement (si si, il y aura des vidéos) de Jay Ree, Major Yo, Saymon, Peter Pat, Aurel Dread, Mael et Papé, ainsi que Kevin (notre manager sur place) et bien entendu, tous les gens qui passeront devant l'objectif de notre cher Gilles.
 
Pour l'instant, nous sommes à Rennes, il fait vaguement beau et assez froid. A vous les studios ...

Consultez le plan et le planning de la tournée
http://lh4.ggpht.com/_HtR1tXIlGgk/S5fvCXZTQmI/AAAAAAAAC8g/tWb2uzM69es/MapTour.png
Par CITY KAY - Publié dans : South African Tour 2010
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ROOTS
 pour le son, ROCK pour l'énergie et REGGAE pour la pulse : mais une seule et même musique traduisant l'unité de corps et d'esprit qui habite le combo rennais.
 De la sincérité à la recherche de soi, de la question de la dignité humaine au lavage de cerveaux globalisé et au rappel nécessaire de nos origines, la vie, l'amour, la joie et les peines, le fil rouge de CITY KAY a toujours été de renverser les barrières physiques et mentales qui nous séparent, dans une volonté de partage et d'authenticité, quelles que soient l'origine, la couleur ou la foi.

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